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Faire accepter les projets d’urbanisation à la population est un véritable enjeu. Recours, courriers de mécontentement, création de collectifs, manifestations… parfois la colère populaire gronde quand il s’agit d’aménagements urbains. Le 23 juin dernier, lors d’une rencontre avec les professionnels de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier, l’équipe municipale (EELV) a présenté son référentiel pour un urbanisme écologique et solidaire et sa volonté politique d’encadrer les opérations d’aménagement à Tours.

 

Cathy Savourey, adjointe déléguée à l’urbanisme, aux grands projets urbains et à l’aménagement des espaces publics, délivre auprès de Batiactu sa vision de la ville. Après une longue carrière entièrement dédiée à l’aménagement urbain, en France et à l’étranger, notamment en Asie du Sud-Est et en Afrique de l’Ouest, elle met son expérience au profit d’un urbanisme raisonné. Elle insiste sur l’importance de « créer du consensus avec la population ».

Batiactu : L’acceptation sociale des grands projets est une réelle préoccupation. Est-ce plus difficile aujourd’hui, sur une ville moyenne telle que Tours et ses 136.000 habitants ?

 

Cathy Savourey : Oui, c’est plus vrai aujourd’hui que par le passé parce qu’on construit encore plus, dans des tissus déjà constitués. Dans les années cinquante à soixante-dix, Tours s’est bâtie sur de nouveaux quartiers en gagnant majoritairement sur les terres inondables. Dès les années quatre-vingt-dix, on parlait de faire la ville sur la ville. Mais depuis les années deux-mille, la question de l’étalement urbain est vraiment apparue avec une prise de conscience du nombre d’hectares qui disparaissaient. La situation ne pouvait pas continuer en l’état et le discours sur la densification est revenu.

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« Nous voulons arrêter de diviser les gens », C. Savourey (Mairie de Tours)