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REPORTAGE – Menacé d’être enseveli par une quatre-voies, il abrite 480 tombes pour lesquelles se mobilisent associations et anciens soignants.

De notre envoyée spéciale à Évreux (Eure)

Il y avait Georges, qui se prenait pour «le roi de France», interné après avoir tué un policier coupable, à ses yeux, de «crime de lèse-majesté». Adrien, «entré à l’asile en 1911, mort pour la France en 1920», comme il est gravé sur sa pierre tombale. Ou encore le D Roger Got, psychiatre, qui avait demandé, en 1957, à être enterré au milieu de ses patients. Mais ce «champ du repos», créé en 1866 derrière l’hôpital de Navarre, à Évreux, dans l’Eure, vit sans doute ses derniers moments de quiétude.

À moins d’un kilomètre, s’activent des pelleteuses: bientôt, le «cimetière des fous», comme tout le monde l’appelle ici, devrait disparaître sous les remblais d’une quatre-voies, la future déviation sud-ouest d’Évreux. Même si la préfecture promet que «tout sera fait dans le respect du droit funéraire».

Niché au cœur du bois qui jouxte le Nouvel Hôpital de Navarre, il s’étend en pente douce sur 2 700 m2. À l’entrée, la petite loge du gardien a été vandalisée.

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Requiem pour le «cimetière des fous» d’Évreux