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Emmanuel Macron l’a annoncé sur Twitter, saluant les «combats pour la liberté» de l’avocate et militante féministe décédée en 2020.

C’est décidé, Gisèle Halimi, avocate et militante féministe, recevra un hommage national «début 2022» aux Invalides. En septembre 2020, deux mois après sa mort à 93 ans, Emmanuel Macron avait annoncé qu’un hommage national lui serait rendu sans préciser de date. Chose faite, le 23 août dans un tweet où le chef de l’État salue «sa farouche liberté» et «ses combats pour l’égalité».

L’hommage national est une «distinction officielle de la République, la cérémonie est décidée par le président de la République et inscrite au Journal officiel. Elle se déroule aux Invalides ou au Panthéon, dans un cadre protocolaire très précis, articulée autour du discours et de l’éloge funèbre prononcés par le chef de l’État, qui préside la cérémonie et passe les troupes en revue. Le cercueil du défunt est recouvert d’un drapeau tricolore», précise le Gouvernement.

D’après nos confères du Monde , la décision du chef de l’État était prise depuis longtemps, et la cérémonie aurait dû avoir lieu le 3 septembre 2020. L’explosion du port de Beyrouth et les menées diplomatiques d’Emmanuel en ont eu raison. «Puis le confinement a fait que le projet est resté en suspens», assure son fils au journal du soir. Un tel honneur était réclamé de longue date par de nombreux militants féministes.

Dans un vœu, adopté à l’unanimité le 23 octobre dernier, le Conseil de Paris souhaitait que «la dénomination Gisèle Halimi soit attribuée à un espace public de Paris». La Ville demandait également «au chef de l’État que Gisèle Halimi repose au Panthéon, aux côtés notamment de Simone Veil, et des grands hommes et femmes ayant mérité la reconnaissance nationale». Dans son rapport sur la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora préconisait l’entrée au Panthéon de Gisèle Halimi qui s’était engagé pour l’indépendance des départements français et contre la guerre.

Née en Tunisie en 1927, Gisèle Halimi s’était engagée avec force contre la guerre d’Algérie en dénonçant certaines méthodes de l’armée française. Son combat le plus célèbre demeure celui pour les droits des femmes, et notamment en faveur de l’avortement. En 1971, elle signe le manifeste des 343 qui réunit des femmes réclamant un accès libre à l’avortement. L’année suivante, l’avocate défend Marie-Claire Chevalier, mineure jugée pour avoir avorté à la suite d’un viol.

En 1981, elle est élue députée de l’Isère et prône le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse, votée en 1982. Elle est également l’une des cofondatrices de l’association altermondialiste pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC). «Pour les hommes, le monde n’est pas aussi dur, et pas de la même manière», avait-elle confié au Figaro en 2009.

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un hommage national rendu aux Invalides «début 2022»