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La ville veut participer à l’expérimentation en cours à Paris et à Strasbourg. L’initiative crée des remous jusqu’au sein du gouvernement.

À quinze minutes à pied du centre de Lille, le boulevard de Metz n’a pas bonne réputation. Au milieu des tours des années 1950 se développe depuis des années un important trafic de stupéfiants.

Cannabis, héroïne, crack… «Il y a du trafic et du bruit toutes les nuits. C’est inadmissible. J’ai demandé à être relogée ailleurs», confine Évelyne, 72 ans. Cette riveraine n’a pas entendu parler du projet de création d’une salle de shoot en face de son immeuble. Comme la grande majorité des habitants du quartier. Michel, qui travaille dans une des tours, est sceptique: «Je n’y crois pas du tout. Ils préfèrent se droguer dans les buissons et laisser leurs seringues par terre. C’est en amont qu’il faut prendre le problème de la drogue.»

C’est à peu près ce que pense le ministre de l’Intérieur. Dans une lettre adressée fin juin au préfet du Nord, Gérald Darmanin écrit: «Ces salles présentent des inconvénients majeurs, dont celui de favoriser la fixation des consommateurs en un lieu unique, avec tous

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Une nouvelle salle de shoot pourrait ouvrir à Lille