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Si le street-art a eu mauvaise presse un temps, il est aujourd’hui devenu un art à part entière. Prenant place sur les murs des villes, il a logiquement intéressé les acteurs du Bâtiment. Et peut-être encore plus avec le développement de l’urbanisme transitoire, qui permet de laisser des pans de béton gigantesques aux mains des artistes afin qu’ils s’illustrent, et ce, le temps que les permis d’aménager et de construire soient délivrés, et les chantiers lancés. On se rappelle de l’emblématique Tour 13 à Paris qui avait accueilli 80 street-artistes avant sa destruction.

 

Stéphane Reymond, directeur régional de Vinci Immobilier Auvergne Rhône-Alpes et Antoine Florot, fondateur du Zoo Art Show

 

Plus de 15.000 tags

 

A Villeurbanne, c’est une œuvre temporaire de plus de 3000m2 qui a émergé et qui sera visible jusqu’au 10 septembre. Ici, ce sont 6 façades de 2 bâtiments industriels qui ont été recouvertes de plus de 15.000 tags par un artiste voulant rester anonyme. Originalité du projet : cette fresque est participative et est constitué de messages de Lyonnais. En effet, au mois d’avril dernier, ces derniers ont pu acheter des tags sur une plateforme pour environ 6 euros. Même la Métropole de Lyon s’est associée au projet en donnant la parole aux étudiants lyonnais via 3000 tags offerts via Lyon Campus. Résultat : on peut découvrir des déclarations d’amour, des privates joke, des dédicaces, des pensées, et même des demandes en mariage ! Ces écriteaux noirs peuvent surprendre et interpeller, rappelant des artistes comme Ben ou Jon one, mais la volonté était surtout de revenir à la base du graffiti : « Le but n’était pas de faire beau, mais de revenir à l’origine du graff : la lettre », glisse Antoine Roblot, fondateur de Zoo Art Show, un festival street-art.

 

Zoom fresque © C.G/Batiactu

 

Urbanisme transitoire pour faire vivre des projets expérimentaux

 

Ce projet est soutenu par Vinci Immobilier, à qui appartient le site. Ce n’est pas la première fois que la filiale du groupe de BTP s’intéresse au street-art puisqu’il avait déjà parrainé la création d’un graffiti géant représentant un gorille sur la façade de la gare de la Part-Dieu avant son grignotage : « Nous sommes sensibles au street-art depuis quelques années. De plus, nous nous intégrons dans la tendance de l’utilisation temporaire des lieux afin de les mettre à disposition de ceux qui ont des idées« , explique Stéphane Reymond, directeur régional de Vinci Immobilier Auvergne Rhône-Alpes. Accueillant auparavant des activités de transport, le lieu, dont les travaux devraient démarrer d’ici à deux ans, va devenir un parc d’activités pour les PME-PMI spécialisées dans divers domaines comme les technologies, santé, textile, sécurité informatique : « Ce projet vise à maintenir la production en ville« , précise Stéphane Reymond. Une partie de la charpente boulonnée devrait être conservée ainsi que plusieurs murs. Quant à savoir, si une trace de l’œuvre artistique restera, le mystère demeure.

Vinci immobilier soutient la création d’une fresque monumentale participative